Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 03:14

De Melbourne à Darwin

 

Episode 1/3 : De Melbourne à Adelaïde

 

Bonjour tout le monde !

 

Avant tout, je suis dégouté, car espérant qu’en arrivant à Darwin, je trouverai la connexion Internet de l’année, et bien, c’est tout le contraire, et je ne peux malheureusement pas vous faire profiter, pour le moment, des photos et vidéos que j’ai pris un temps fou à compresser… Donc  ce sera sans image pour le moment, mais c’est toujours ça de pris.

 

Comme nous nous sommes quittés il y a environ 1 mois sur de riches sensations autour des îles indonésiennes, je suis de retour pour vous conter au mieux mon périple et but de mon voyage qui a consisté en la traversée de l’Outback australien (désert) avec la possibilité unique d’approcher le rocher magique d’Uluru.

 

Mais avant de vous parler de cet océan de pierres et de sable rouge, j’ai quand même dû quitter Melbourne et laisser Sylvain à sa vie nouvelle sans les gypsies Kings fraichement rentré en France. Comme disait Highlander, il ne peut en rester qu’un, et ce dernier sur la bande d’épitéciens, c’est Sylvain et on lui souhaite tous, tout le bonheur du monde en compagnie d’Arathi, de sa belle famille et de son futur labrador.

 

Donc merci à Sylvain d’avoir conservé pour moi un lit sur Dorcas street ainsi qu’Internet pour une semaine supplémentaire sur le mois de Septembre. Semaine qui m’a permis de me « rafraîchir » de mon séjour Balinais et qui m’a permis d’enrichir le blog de nos trépidantes aventures sur ces îles.

 

Bref, la fin de la semaine approchant et la restitution des clés étant imminentes, il a fallu nettoyer ce superbe appartement et Sylvain y a laissé un peu de lui même comme en témoigne cette vidéo.

 


Exclu, j'ai réussi à faire passer une autre vidéo !

 

Oui, mesdames, vous ne rêvez pas, ce jeune homme à l’allure apollonienne sait comment astiquer, récurer et redonner à une baignoire poilue, toute sa brillance pour que vos douces peaux sensibles puissent en apprécier le pouvoir relaxant. Je m’excuse toutefois auprès des lectrices ; le cœur de cet homme est pris…

ps : sans la vidéo, j'avoue qu'on ne se rend pas compte :)

 

Lundi 14 septembre

 

Dans la matinée, nous finissons donc le ménage de l’appartement qui avait commencé la veille. Nous avions gardé le meilleur pour la fin : la cuisine ; et après avoir acheté une dose de produis ultra toxiques et tout aussi efficaces, nous sommes arrivés à bout de un an de maltraitance ménagère.

 

Après un déjeuner sur les bords de la Yarra, j’ai dit au revoir à Sylvain, j’ai fait le plein de carburant et j’ai mis le cap vers l’ouest via la fabuleuse Great Ocean Road.

 

Et c’est parti ! Seul au volant de Jacky, sur qui repose mon entière confiance, je m’éloigne petit à petit de la civilisation de Melbourne et de ses 2M d’habitants pour trouver une route sinueuse desservant certains des meilleurs spots de surf de l’Australie, dont Torquay, capitale du surf, qui fut ma première étape en ravitaillement alimentaire.

 

La Great Ocean Road est vraiment un plaisir tant au niveau visuel qu’à la conduite car : vous sillonnez entre forêts verdoyantes sur un plateau surplombant un océan immense. Les arrêts réguliers sont une nécessité pour apprécier le charme de ce paysage qui m’a rappelé par moment les paysages écossais par sa verdure, et la côté normande par ses falaises ciselés.

 

Finalement, il est 18h à l’horloge de Jacky et il ne reste plus qu’une heure pour trouver un lieu agréable pour cette première nuit. Traversant alors l’Otway National Park sans trouver de lieu convenable pour cette première nuit, je me laisse rattraper par la nuit et je me perds dans un terrain pour 4x4. Je finis par revenir sur mes pas et je trouve enfin le lieu que je cherchais : la pointe sud de l’Australie : Cape Otway.

Je n’ai plus vraiment le choix et je m’engouffre dans un terrain de fortune à l’abri d’un buisson qui, je l’espère, suffira à me camoufler des autorités compétentes en collecte de fonds auprès des backpackers hors la loi.

 

Première nuit tout seul comme un grand dans mon Jacky. J’entends au loin les vagues qui se brisent sur le cap et après un repas très équilibré : Céréales avec du lait ; je commence la lecture de 1984 de … J’essaie alors de trouver le sommeil dans ce lieu inconnu, mais au panorama stellaire réconfortant.

 

Mardi 15 septembre

 

Réveillé par les quelques voitures se rendant à Cape Otway, j’émerge doucement de cette nuit fraîche mais ô combien regretté ce jour même par les 35 degrés nocturnes de Darwin.

C’est alors que je récupère mon jean qui avait glissé en dehors de Jacky pendant la nuit alors que j’allais au petit coin, et je le rejette violemment au plus loin en constatant qu’un petit scorpion y a élu domicile.

Bon, faut la jouer fine là mon Dante… Je tâche de repérer le clandestin de loin et l’expulse grâce à une arme utilisée par les tribus aborigènes du south Australia : un bâton…

 

Je pense que mon courage ne sera jamais reconnu en cet instant, mais je suis extrêmement fier d’avoir récupéré mon bien. Ce jour est à noter dans les livres d’Histoire car ce fût le jour où j’ai eu ma revanche sur le racket animalier ! (Voir épisode du singe Balinais et de la bouteille d’eau) !

 

Séance photos du lieu où je me trouve, petit déjeuner rappelant vaguement mon diné de la veille et c’est reparti pour l’aventure sur la Great Ocean Road !

 

les seules images que j'ai réussi à envoyer ... :(

 

Après un arrêt obligatoire pour voir les 12 apôtres rappelant vaguement la côte d’Etretat, je déjeune à Warrnambool où j’ai eu le rare privilège d’observer des baleines sur la côte qui profitent des températures plus élevées de l’Australie pour se reproduire.

 

Vidéo 2

 

Les baleines ne sont qu’à quelques dizaines de mètres de la côte, et 2 surfeurs bravent les vagues dans leur sillage. Coup de pot, ce genre d’événement n’a lieu qu’une 20n de jours dans l’année et c’est au niveau de mi septembre…

 

L’après midi est déjà bien avancé, et il est préférable cette fois ci de bien observer la carte pour trouver un lieu agréable et isolé pour passer la prochaine nuit. Mon choix s’arrête sur Lower Glenelg National Park avec rivière à l’appui et je franchis les 150 km m’y séparant pour trouver un lieu féérique distançant les pins. Ce lieu me rappelle Abriës et je suis très content d’avoir trouver cet endroit, car pour une fois,  ce coin est vraiment comme je le souhaitais avec une vraie rivière proche et une zone pour faire un feu de camp. Personne à plusieurs km à la ronde et l’intimité d’une vraie forêt. A recommander aux amoureux du camping sauvage…

La nuit tombe, je prépare donc mon feu de camp pour y cuire un bon steak de kangourou accompagné de chips et de salade de pommes de terre pour finir dans un sommeil profond.

 

Mercredi 16 septembre

 

Agréable surprise au réveil : 2 kangourous profitent de la fraicheur de la matinée pour boire au lit de la rivière. J’ai tenté de les prendre en vidéo, mais mes mouvements dans le Van les ont effrayé.

 

Vidéo 3

 

Ce moment dans cette forêt a vraiment été très jouissif et je dois admettre que même si je n’avais pas vu Into the Wild ; j’aurais vraiment aimé partager ce moment. C’est pourquoi je m’impose de trouver un compagnon de route coûte que coûte pour aller de Adélaïde à Alice Springs.

 

Je reprends la route avec un arrêt prévu à Mont Gambier : Première grande ville du South Australia (SA), le fuseau horaire prends une demi heure de moins ce qui me rapproche de l’heure française, et lorsque j’arrive vers 8h45 nouvelle heure, je constate que tout est fermé. Qu’à cela ne tienne, je vais découvrir l’attraction de cet endroit : le fameux Blue Lake ; ancien cratère volcanique qui, paraît il, possède un bleu incompréhensible, mais cela uniquement entre novembre et mars… et en plus j’ai pas le soleil avec moi, je me fais donc une petite randonnée avec mes nouvelles supers chaussures (j’ai dû me séparer des anciennes, suite aux rudesses du Mont Rinjani) pour ensuite retourner dans le centre de Mont Gambier et accéder à la sociabilité de l’Internet.

 

C’est marrant, je me retrouve comme par hasard dans ce genre de salle de jeux qui rappelle Place-Net avec ces joueurs présents de l’ouverture jusqu’à la fermeture. Mais les joueurs présents étaient loin de reconnaître le talent et ne jouaient qu’à des jeux « unskilled » genre WoW (pour les connaisseurs) ; je me suis donc abstenu de jouer des clics et me suis rendu au premier Hungry Jack avant de reprendre la route vers Adélaïde.

 

Le paysage du S.A provoque un brusque changement par rapport à la verdure du Victoria, et la Great Ocean Road aux lacets trépidants donnent lieu à une Highway linéaire et angoissante.

 

Cette nuit, je l’ai passé dans le Coorong National Park, qui côtoie la péninsule Younghusband du Southern Ocean.  Vous franchissez 10km de route de terre où Autruches et lapins traversent devant vous au son du moteur pour trouver une petite clairière d’arbres épineux avec un sol mélangeant de la terre marron avec du sable jaune à 30m de la côte marécageuse. Un endroit tout à fait propice à une nouvelle nuit en solo.

 

Jeudi 17 septembre

 

Prochaine étape Adélaïde, avec pour objectif : trouver un backpacker me permettant de prendre une douche chaude, dormir dans un lit douillet et accessoirement de rencontrer des personnes désireuses d’aller sur Alice Springs.

 

Mon choix s’arrête sur « My place » et manque de pot, pensant qu’arrivant tôt j’aurais plus de chance, une note à l’entrée stipule que  l’office ne ré ouvre qu’à partir de 17h30.

Je profite donc de ces quelques heures pour me balader dans cette ville charmante où les premiers aborigènes que je croise depuis mon arrivée en Australie ont l’air de vivre en parfaite courtoisie avec les « blancs ».

Adelaïde est bien plus petit que Melbourne mais possède un charme que les autres villes n’ont rien à lui envier, notamment avec son parc botanique et sa grande rue commerçante animée. Le climat est agréable et je passe de mes lourdes chaussures de randonnées à des baskets malencontrusement oubliés par Julien lors de notre dernière escapade sur Byron Bay (merci Julien).

 

Ballade agréable, puis retour au Backpacker où Andréa, la gérante des lieux, m’indique ma chambre et me demande combien de temps je souhaite rester. Une nuit pour commencer puis on verra lui dis-je.

 

Hmmm, quelle agréable sensation de prendre une douche et de se raser après 4 jours ! Ceci étant fait, direction la table de ping-pong où mon adversaire : Torsten, allemand, semble être aussi mauvais perdant que moi. Mais nous sympathisons bien vite et c’est lorsque je demande à la gérante si il y a quelque chose d’organiser ce soir qu’elle me dit d’aller dans la kitchen pour proposer une sortie à tout le monde…

 

Bon OK, il est temps de combattre une timidité lunatique et de parler suffisamment fort pour que tout le monde comprenne mon intention…

Bon deuxième essai, individuellement cette fois ci, et chaque personne qui mangeait individuellement dans son coin se sont rassemblés progressivement autour d’une bouteille de rouge généreusement partagé par un italien, Michaele qui s’avère être mon compagnon de chambrée et baragouine encore plus mal que moi le british.

Finalement, nous sympathisons tous et notre petit groupe se trouve composé d’un autre frenchie dont j’ai oublié le nom, Eva (Hol),  et bien sûr Torsten (all), et Michaele (ita). Nous partons alors tous en quête d’un pub sympa.

 

Ah, quel bonheur de discuter avec cette bande et les bierettes du pub nous aident à créer un climat chaleureux entre nous…

 

Vendredi 18 septembre

 

Je précise dès mon réveil à Andréa qu’il y a de fortes chances pour que je reste davantage qu’une seule nuit. Journée détente, mais avec des douleurs musculaires qui annoncent un début de grippe. Après une petite balade aux cyber cafés où j’accompagne un sexagénaire australien du backpack, pour l’aider à utiliser sa messagerie, je file chez le toubib afin qu’elle me prescrive ces bons vieux antibitioques !

 

Dernière soirée avec Michaele et le frenchie autour d’un pichet de rouge et devant un film ; ils me lèguent l’ensemble de leurs victuailles restantes. Il est convenu que j’emmène Michaele le lendemain à l’aéroport.

 

 

Samedi 19 septembre

 

Après le départ de Michaele depuis l’aéroport ; deux beatniks extras débarquent : Chris (all) et Roberto (esp) avec lesquels je sympathise tout de suite. J’ai pas tout compris, mais ils font des études dans le domaine biologique axé sur le développement durable, ils revenaient d’une ferme végétarienne, et surtout ils savent faire la fête, et nous avons donc organisé un super barbecue dans le backpacker.

Nous faisons la connaissance d’une allemande et d’un américain dont je ne me souviens plus les noms, malheureusement.

 

Soirée ambiance assurée, car ils jouent du Yukelele et nous partons ensuite tous ensemble dans un pub géant avec au programme : concours de rodéo sur un taureau mécanique (j’ai fait 29 secondes, ce qui est bien, mais pas top. Note les autres ont fait entre 10 et 31 sec, je suis deuxième L) et concours de billard où moi et Alberto, réalisons des coups de mettre face à Chris et l’américain avec qui nous avons eu un long échange politique d’alcoolos sur lequel, finalement, nos idées convergeaient.

 

Retour au petit matin du 20 septembre pour une journée de dés alcoolisation en ballade dans le parc de Adélaïde et devant une névralgique séance de films dans la salle de jeux avec entre temps un diné dans un resto asiatique avec Chris et Roberto avec qui j’ai gardé depuis contact…

 

Ce jour là, j’ai eu des appels pour ma proposition de « lift » vers Alice Springs, et après avoir éliminé un couple allemand pour lesquels j’avais peur qu’ils ne parlent qu’allemand entre eux, j’ai arrêté mon choix sur YeonJung, koréen. Son CV était nikel : il aimait cuisiner, il aimait boire des bières et du bon vin, et enfin il connaissait Starcraft. Bref, il était pris.

 

Départ pour Alice Springs, prévu le lendemain Lundi 21 septembre avec halte obligatoire à Uluru, où tout devait aller comme sur des roulettes. Mais ceci, est un autre épisode.

 

 

 

Par Dante
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